Présentation générale de la commune
de Saint Guen.

 

Situation géographique : Côtes d'Armor - Pays de Mûr de Bretagne


Superficie de la commune :
1 795 km²


Nombre d'habitants - 3 derniers recensements : 1999=462 ,1990=450, 1950=435


Toponymie: Voici quelques noms de lieux dits : Coët Digo - Coëtdrézo - Coëtprat - Coëtsalio - Kerivon - Kerglémence - Kermain - Carmoise - Carloise - Castelru - Colmain - La Goyenne.


Signification :
Le breton a été parlé à Saint-Guen jusque vers 1930 : aussi, 83,6% de ses toponymes sont de langue bretonne.

Koëd, en breton vannetais, désigne le bois dans le sens de la forêt. Maintenant, ces lieux dits ont été défrichés et le nom Coët est suivi d'un autre nom comme " prat ", la prairie, c'est à dire " la forêt de la prairie " ; " Coëtdrézo ", le bois aux ronces. Coët digo devrait s'écrire : koëdigo, de " koëdig " , petit bois avec le pluriel en o, ce qui donne : les petits bois.

Caer devenu Car est le nom en vieux-breton d'une maison fortifiée. Au Pays de Galles, il est resté sous la forme Caer alors qu'en Bretagne il est devenu " ker " à partir du 12ème siècle. Alors qu'il n'y avait au départ qu'une seule maison en un lieu, il y en a aujourd'hui plusieurs. Kerivon est la maison ou le village de Ivon, nom de personne et de famille.
Kerglémence est la maison de Klémans, forme bretonne de Clément et Clémence.
Castelru vient de Kastell, le château et ru, rouge : le Château rouge.

 

Oronymie (Nom de hauteur) : La Lande, elle se trouve à 225 mètres au-dessus du niveau de la mer.

Hydronymie (Nom de cours d'eau) : Il y a le Saint-Guen qui a pris le nom du bourg. Egalement le ruisseau de Lotavy - nom d'un village, venant du breton: loc'h, l'étang et Davi, très vieux prénom breton ( Saint Davy ou Devi est le patron du pays de Galles ). Il y a finalement le Couedic : ruisseau du petit bois : Koëdig.


Linguistique, parlé local
: Entre les années 1880 et 1930, le breton a été peu à peu remplacé par le gallo, langue de Haute-Bretagne d'origine romane comme le français, l'espagnol, l'italien...
Souvent, au lieu de " parler gallo ", les gens disent " parler patois ".
Depuis que tout le monde est scolarisé, tout le monde parle aussi le français.
Des mots bretons sont restés dans la langue locale : Ernest Le Barzic en a fait le relevé dans son livre sur Mûr de Bretagne. en voici quelques exemples: